Recherches

Humanitas – Association fondée pour développer des approches humanistes en médecine

 

Dr Gabriel MECHERI - Contribution psycho-neuro-endocrinologique à l’étude de l’autisme infantile. Université Claude Bernard Lyon 1

Dr Gabriel MECHERI - Travail comportemental sur les peurs d’un sujet schizophrène. Université Claude Bernard Lyon 1

Dr Gabriel MECHERI - Intérêt du travail personnel dans la formation continue du psychiatre. Université Claude Bernard Lyon 1

Dr Gabriel MECHERI - A propos de quatre psychothérapies en supervision. Université Claude Bernard Lyon 1

Dr Gabriel MECHERI - Projet ÉTOILE : Observation de la recherche et de la synthèse des données. Université Claude Bernard Lyon 1

Dr Gabriel MECHERI - Analogies between the mechanisms of dreamwork and the pre-operational cognitive processes of PIAGET. HARVARD MEDICAL SCHOOL

 Dr Gabriel MECHERI - Exploration non-invasive et non-irradiante des métabolites cérébraux du phosphore 31 par imagerie spectroscopique RMN : étude-pilote appliquée à la démence de type Alzheimer comparativement au vieillissement cérébral physiologique. Université Claude-Bernard Lyon 1 (contrat national d’étude pilote de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale).

Dr Gabriel MECHERI - Multicenter randomized double-blind clinical trial evaluating the efficacy and safety over one year of repeated administration of N-Methyl-D-Aspartate Antagonist for severe treatment-resistant depression. National Program of Clinical Research. French Ministry of  Health.
 

  

 

9 décembre 2010 : Communication de HUMANITAS au Colloque Cogni-Psy de la Salpétrière, Amphithéâtre Babinski Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière 47-83 boulevard de l’Hôpital 75013 Paris
La kétamine, perspectives psychiatriques

 

 

Septembre 2010 : Pertinence de l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) dans le traitement des névroses post-traumatiques
Mémoire universitaire du Dr Ladislas KISS sous la direction du Dr Gabriel MECHERI
L’époque des comparaisons globales des méthodes psychothérapiques, appliquées à des troubles psychopathologiques portant sur des volontaires n’est plus en vogue. La position actuelle est de comparer, en fonction de chaque trouble selon les manuels statistiques des troubles mentaux, des types de psychothérapie spécifiques entre elles ou face au placebo (liste d’attente) ou aux traitements médicamenteux. Il faut reconnaître qu’il est relativement facile d’étudier les thérapies cognitives et comportementales et la thérapie interpersonnelle vu le nombre des essais thérapeutiques contrôlés portant sur des troubles précis. En revanche, il s’avère beaucoup plus difficile d’étudier les thérapies familiales non cognitivo-comportementales, les thérapies psychanalytiques, l’hypnose ou les thérapies humanistes (Gestalt thérapie, analyse transactionnelle, thérapie rogerienne) bien qu’il existe un certains nombre d’ essais contrôlés concluants pour ces différentes méthodes dans différentes indications. De toute manière, il est tout à fait illusoire de vouloir étudier scientifiquement toutes les formes de psychothérapie qui dépassent le seuil des 500 de nos jours. Il nous est apparu intéressant de nous pencher sur l’EMDR qui a su se faire une place de choix très récemment dans le panel des outils psychothérapeutiques.

 

 

Septembre 2009 : Recherche en soins primaires : Répondre « factuel » aux questions de l’exercice quotidien. Comment s’approprier les données actuelles de la science ? Quel « courtage » ?
Médecine. Volume 5, Numéro 7, 327-33, Septembre 2009, Vie professionnelle
Dr Gabriel MECHERI, Pr Jean-Pierre BOISSEL, Dr Emmanuel AMSALLEM, Dr Jean STAGNARA

Le manque de temps, une formation insuffisante en termes de lecture critique, la surabondance des références, constituent plusieurs obstacles pour ceux qui cherchent à répondre de manière fiable aux questions posées quotidiennement lors de toute décision médicale, clinique ou thérapeutique. Objectifs : Analyser les possibilités d’élaboration de réponse « factuelle » à ces questions en utilisant un véritable « courtage » des données actuelles de la science. Méthode : Exemple concret d’une démarche à propos de l’intérêt d’une nouvelle méthode thérapeutique dans une indication donnée. Résultats : La démarche décrite est totalement « générique » et reproductible pour tout type de question : formulation de la question, recherche systématique de la littérature, sélection des références pertinentes, analyse critique, élaboration d’une synthèse permettant l’établissement d’un « référentiel » réellement adapté à la question. Discussion : Cette démarche permet de répondre précisément à la question posée. Elle nécessite l’intervention d’un intermédiaire, d’un « courtier en connaissances », dont les caractéristiques et la formation sont à définir. Reste à trouver les moyens de la mise en oeuvre d’un tel processus à grande échelle.

 

 

 

C’est la Folie qui parle : pièce de théâtre en 5 actes de Gérard-Just LEONLEFRANC

 

 

 

AUTRES DIRECTIONS DE MEMOIRES UNIVERSITAIRES par le Docteur Gabriel MECHERI

-Dr David LORMANT Initiation à la démarche psychométrique en clinique psychiatrique : A propos d’un cas. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Nicolas FRANCK Illustration clinique de l’intérêt d’un outil psychométrique (BPRS) dans le cadre d’une expérimentation  médicamenteuse. CES de Pharmacologie générale, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Félicia SIMEON de BUOCHBERG  Eléments de pharmacologie d’un nouveau neuroleptique atypique (SeroquelR), comparaison avec l’HaldolR . CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Claire LAMA Evolution des scores aux échelles MADRS et HAMILTON. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Halima ZEROUG-VIAL   Biologie moléculaire et maladie d’Alzheimer. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Véronique RENAUD  Relation entre anosognosie et état cognitif dans la démence d’Alzheimer. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Arnaud LEDOUX  Intérêt de l’imagerie spectroscopique RMN pour l’exploration métabolique cérébrale in vivo : à propos de son application à la maladie d’Alzheimer. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Samira RICHER Epidémiologie de la schizophrénie. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

-Dr Dominique BELLECOUR Résultats de l’étude clinique d’un nouveau neuroleptique et comparaison avec la clozapine. CES de Psychophysiologie, Université Claude-Bernard  Lyon I.

 

CONTRIBUTIONS AUX JURYS DE THESE

-Dr Patrick ADAM  Le syndrome de Charles BONNET, une entité clinique originale et prometteuse : description de ses caractéristiques et proposition d’un protocole d’étude.  Ecole du Service de Santé des Armées & Université Claude-Bernard Lyon I.

-Dr Jean-François DURBIANO  L’accueil familial thérapeutique d’adultes préalablement hospitalisés pour troubles mentaux : étude descriptive d’un groupe de 27 patients. Université Claude-Bernard Lyon I.

-Dr Nassim AMAIDE  La thérapie comportementale et cognitive : étude de son application sur un groupe de malades schizophrènes comparativement à deux groupes témoins. Université Claude-Bernard Lyon I.

-Dr Dominique BELLECOUR  Intérêt du SéroquelR: un nouveau neuroleptique atypique dans le traitement des schizophrénies résistantes et intolérantes. A propos de sept observations. Université Claude-Bernard Lyon I.

QUELQUES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES PROMETTEUSES POUR LES SOINS

Neurobiologie des psychédéliques : implications pour le traitement futur des troubles de l’humeur.

Après une interruption de presque 40 ans des recherches sur les psychédéliques, de récentes découvertes neurobiologiques ont amené à l’émergence d’un intérêt nouveau pour leurs applications en psychiatrie. Des travaux comportementaux et en neuroimagerie cérébrale montrent que les psychédéliques modulent des circuits neuronaux impliqués dans les troubles de l’humeur et peuvent réduire les symptômes de ces maladies. Ces découvertes pointent le rôle crucial de la neuroplasticité glutamatergique dans les mécanismes d’action des psychédéliques ayant des effets antidépresseurs rapides et prolongés.

 

VOLLENWEIDER F.X., KOMETER M.

NATURE REVIEWS NEUROSCIENCE, 2010, 11, 642-651.

 

La formation de synapse m-TOR dépendante sous-tend l’effet antidépresseur rapide des antagonistes NMDA.

L’effet antidépresseur rapide après une administration de kétamine, chez des patients résistants aux traitements conventionnels, suggère une nouvelle approche pour traiter les troubles de l’humeur sans les semaines ou les mois requis par les traitements conventionnels. Cependant, les mécanismes sous-tendant l’action de la kétamine (un antagoniste des récepteurs N-Méthyl-D-Aspartate (NMDA)) ne sont pas identifiés. Il a été observé que la kétamine active rapidement la cible de la rapamycine chez les mammifères (mTOR), conduisant à une augmentation des protéines de signalisation synaptique, une augmentation du nombre et de la fonction des bourgeonnements synaptiques dans le cortex pré-frontal des rats. De plus, le blocage de la mTOR bloque complètement la synaptogénèse et l’effet antidépresseur rapide de la kétamine dans les modèles animaux de dépresssion. Les résultats démontrent que les effets de la kétamine sont à l’opposé des déficits synaptiques observés dans le stress chronique.

LI N., LEE B., LIU R.J., BANASR M., DWYER J.M., IWATA M., LI X.Y., AGHAJANIAN G., DUMAN R.S.

SCIENCE, 2010, 329, 959-964

 

Le blocage des récepteurs NMDA au repos déclenche des effets antidépresseurs rapides.

Les études cliniques démontrent qu’une seule administration d’une faible dose de ketamine, un antagoniste inonotropique des récepteurs N-Méthyl-D-Aspartate (NMDAR), produit des effets antidépressseurs chez des patients souffrant de dépression sévère, même si les mécanismes sous-jacents à cet effet restent peu connus. Les patients souffrant de dépression sévère voient leurs symptômes soulagés en moins de 2 heures après une perfusion intra-veineuse d’une faible dose  de kétamine (l’effet persistant 15 jours) contrairement aux antidépresseurs conventionnels qui demandent plusieurs semaines de latence. Ce délai de latence est un inconvénient majeur des antidépresseurs conventionnels et ainsi des antidépresseurs d’action rapide et durable, prévenant le risque suicidaire pendant la période de latence, seraient un progrès notable. La kétamine présente le profil de ces nouveaux antidépresseurs non-conventionnels. Ici des études pré-cliniques sur la souris montrent que la kétamine agit sur la synthèse rapide d’un facteur de neuroplasticité cérébrale (BDNF) ; de plus la kétamine désactive la CalmodulineKinase III, ce qui favorise la translation de la BNDF et donc la neuroplasticité cérébrale.

AUTRY A.E., ADACHI M., NOSYREVA E., NA E. S., LOS M. F., CHENG P.F., KAVALALI E.T., MONTEGGIA L.M.

NATURE, 2011, 475, 91-95.

 

Amélioration rapide des symptômes dépressifs avec un antagoniste NMDA dans les dépressions sévères résistantes à la sismothérapie

La kétamine améliore rapidement les symptômes dépressifs chez des patients résistants aux traitements antidépresseurs conventionnels. Cependant il restait indéterminé l’effet de la kétamine chez des patients résistants de surcroît à la sismothérapie.

L’étude a comparé l’administration d’une perfusion intraveineuse unique d’une faible dose de kétamine chez deux groupes de patients sévèrement déprimés : un groupe de patients résistants aux antidépresseurs conventionnels et n’ayant pas reçu de sismothérapie et un autre groupe de patients résistants aux antidépresseurs conventionnels et résistants aussi à la sismothérapie.

Les résultats montrent que la kétamine est efficace rapidement chez les patients dépressifs résistants à la fois aux antidépresseurs conventionnels et à la sismothérapie.

IBRAHIM L., DIAZGRANADOS N., LUCKENBAUGH D.A., MACHADO-VIERA R., BAUMANN J., MALLINGER A.G., ZARATE C. Jr

Progress in Neuropsychopharmacology and Biological Psychiatry, 2011, doi:10.106/j.pnpbp.2011.03.019

 

Evolution de l’amélioration des symptômes dépressifs après une seule perfusion intraveineuse de kétamine versus adjonction de riluzole : résultats d’une étude contrôlée en double aveugle sur 4 semaines.

La kétamine est un antagoniste NDMA qui induit des effets antidépresseurs rapides chez des patients résistants aux antidépresseurs conventionnels ; ces effets peuvent durer une semaine. Cependant l’évaluation sur de plus longues durées restait à préciser. La riluzole est un modulateur glutamatergique présentant des effets antidépresseurs rapides avec augmentation de la synaptogénèse. Cette étude a déterminé l’évolution temporelle sur 4 semaines de l’effet antidépresseur rapide d’une seule perfusion intraveineuse de la kétamine. 4 à 6 heures après cette perfusion les patients recevaient en double aveugle, soit de la rilozole, soit du placebo pendant 4 semaines. Les symptômes dépressifs étaient côtés quotidiennement. Il n’a pas été observé de différence significative entre les groupes riluzole et placebo. La riluzole n’ajoute rien à l’effet de la kétamine seule. 27 % des patients ont gardé le bénéfice de la perfusion unique de kétamine pendant 4 semaines ; la durée moyenne de ce bénéfice était de 13 jours.

IBRAHIM L., DIAZGRANADOS N., FRANCO-CHAVES J., BRUTSCHE N., HENTER I.D., KRONSTEIN P., MOADDEL R., WAINER I., LUCKENBAUGH D.A., MANJI H.K., ZARATE C. Jr

NEUROPSYCHOPHARMACOLOGY, 2012, 1-8.

 

Relations entre les taux plasmatiques des métabolites de la Kétamine et les réponses, les diagnostics et les effets collatéraux dans les troubles de l’humeur

Après une perfusion intraveineuse de 40 minutes (0,5 mg/kg), les échantillons plasmatiques sont prélevés successivement à 40, 80, 110, 230 et 1440 mn chez 45 patients souffrant dépression sévère unipolaire (MDD) et 22 de dépression bipolaire (BD). Les métabolites de la kétamine mesurées sont la norkétamine (NK), la dehydronorkétamine (DHNK), les 6 hydroxynorkétamines (HNK) et l’hydroxykétamine (HK). Les concentrations plasmatiques sont analysées par catégories diagnostiques et corrélées avec des sous-catégories symptomatiques (dépression, psychose, dissociation). Les relations entre le polymorphisme génétique du cytochrome P450 et respectivement, les taux plasmatiques de métabolites, les réponses cliniques et la catégorie diagnostique ont aussi été examinés.

La kétamine, NK, 4 des 6 DHNK, HNK et HK étaient détectables durant les 230 premières minutes suivant le début de la perfusion. Les patients avec BD avaient des taux plus élevés de DHNK, (2S,6S ; 2R,6R)-HNK, (2S,6R ;2R,6S)-HNK et (2S,5S ;2R,5R)-HNK. Les patients avec MDD avaient en revanche des taux supérieurs de (2S,6S ;2R,6R)-HK. Des taux élevés de (2S,5S ;2R,5R)-HNK étaient corrélés à l’absence d’efficacité de la kétamine chez les patients BD. Les DHNK, HNK4c et HNK4f étaient, à 40 minutes après le début de la perfusion, inversement proportionnels à la fréquence des sous-catégories symptomatiques de la psychose et de la dissociation. Aucune association n’a été observé entre le polymorphisme génétique de cytochrome P450 et respectivement les taux plasmatiques de métabolites, les réponses cliniques et la catégorie diagnostique.

La concentration de (2S,5S ;2R,5R)-HNK s’élève chez les patients BD, non-répondeurs à la kétamine. Certains dérivés hydroxylés de la kétamine accompagnent les manifestations psychotiques ou dissociatives. Il est ainsi possible de discerner des sous-groupes diagnostiques par le profil des métabolites plasmatiques de la kétamine.

ZARATE C. Jr, BRUTSCHE N., LAJE G., LUCKENBAUGH D.A., VATTEM VENKATA S.L., RAMAMOORTHY A., MOADDEL R., WAINER I.W.

BIOLOGICAL  PSYCHIATRY, 2012